Lumineuses

A propos >> Depuis quelques temps déjà, j'écris des petits poèmes en vers libres, décomplexés, sans savoir si je peux vraiment appeler ça de la poésie. Aujourd'hui j'ose le nom et j'ose les regrouper ensemble pour en faire quelque chose de construit.

Ce sont des poèmes de la nuit, écrit dans un état de conscience étrange. Ce sont des fragments qui ne mène pas très loin mais que j'aime bien tout de même.

Trois extraits >>

1) J'aimerais ne pas avoir de Temps
Que le fil s'arrête et ne s'écoule
Etre figée dans un éphémère éternel
Voguer sur l'océan
Echapper aux moments
Les allonger pour les autres
Voguer mais à mon rythme

J'aimerais ne pas avoir de Temps
Ni de cet effrayant instant présent
Qui n'a de présent que le nom
Plus futur depuis longtemps
Fini dès son commencement
Il a un goût de déception
S'ajoute à la pile
Au fond, au fond
Un de plus
D'instant présent

J'aimerais ne pas avoir ce Temps
Qui a lui seul m'empêche de vivre.

2) Fatigue tes muscles douloureux
Rumine les jours aux couleurs bleues

L'air qui s'entoure
S'enlace comme toi l'amour.

3) Un jour Ana les joues rouges était venue pleurer dans les jupons de sa mère.
Elle mordait tranquillement dans une pomme lorsque Nestor, cinquante kilos, chien du voisin, lui a bondit toutes pattes devant pour la faire tomber à la renverse et se saisir de ce fruit bien rond, y voyant là le digne remplaçant de cette balle de tennis désormais bien trop mâchouillée pour satisfaire ses solides mâchoires de chien frénétiquement activées. Depuis Ana avait cessé d'écouter sa maman : au lieu d'une pomme, mieux valait mordre dans une barre de chocolat. Au moins, si Nestor décidait de la gober toute entière signerait-il son arrêt de mort.